Alain Griset, ministre des PME, jugé en septembre à Paris pour omission de déclaration de patrimoine

, par  DMigneau , popularité : 0%

Alain Griset, ministre des PME, jugé en septembre à Paris pour omission de déclaration de patrimoine

Le ministre chargé des PME Alain Griset est cité à comparaître le 22 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris pour omission substantielle dans sa déclaration de son patrimoine et de ses intérêts lors de son entrée au gouvernement en juillet 2020.
Hans Lucas via AFP

Le ministre chargé des PME Alain Griset est cité à comparaître le 22 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris pour " omission substantielle " dans sa déclaration de son patrimoine et de ses intérêts lors de son entrée au gouvernement.

Brandira-t-il à son tour l’argument de la " phobie administrative " comme l’ex-secrétaire d’État au Commerce extérieur Thomas Thévenoud en son temps ?

Alain Griset, le ministre chargé des " Petites et moyennes entreprises " (PME), devrait comparaître le 22 septembre devant le « Tribunal correctionnel » de Paris.

Motif : " l’omission substantielle " dans la déclaration de son patrimoine et de ses intérêts lors de son entrée au gouvernement en juillet 2020, a appris l’AFP auprès du « Parquet » de Paris.

La " Haute autorité pour la transparence de la vie publique " (HATVP) avait annoncé saisir la justice le 24 novembre à son sujet.

Alain Griset n’aurait pas déclaré " des participations financières détenues dans un plan d’épargne en actions (PEA), ainsi que le compte espèces associé, pour un montant total de 171 000 euros ".

Une enquête sur l’origine de ces fonds, ouverte pour " abus de confiance ", est toujours en cours à Lille.

Tous les membres du gouvernement doivent déclarer leur patrimoine auprès de la HATVP. Et Alain Griset n’est d’ailleurs pas le seul homme politique à être " épinglé ".

L’ex-homme fort de la Polynésie française, Gaston Flosse, est lui aussi concerné.

L’ex-président de l’archipel est convoqué le 6 septembre pour " déclaration incomplète ou mensongère " de son patrimoine et des intérêts qui concernerait, selon une source proche du dossier, des parts dans une SCI [" société civile immobilière "] pour un montant important.

Cet ancien sénateur de la Polynésie française, âgé de 90 ans, connaît de nombreux ennuis judiciaires. En décembre dernier, il a été condamné par la « Cour d’appel » de Papeete à deux ans de prison " avec sursis " et 83 000 euros d’amende, ainsi qu’à 5 années d’inéligibilité pour " détournement de fonds publics ".

Son avocat a annoncé un " pourvoi en cassation ".

L’ancien " patron " et député de la Martinique Alfred Marie-Jeanne, 84 ans, doit lui être jugé le 8 septembre, également pour " déclaration incomplète ou mensongère " à la HATVP, mais aussi pour " refus de déférer à une injonction " de la même autorité.

Enfin, le doyen " LR " de « l’Assemblée nationale », Bernard Brochand, doit comparaître à Paris en septembre pour des déclarations de patrimoine " incomplètes ". Dans son cas, la convocation le 8 septembre devant le « Tribunal correctionnel » concerne un " blanchiment de fraude fiscale " et toujours une " déclaration incomplète ou mensongère " de patrimoine auprès de la HATVP.

Il lui est reproché de n’avoir pas mentionné, dans sa déclaration, des comptes à la banque suisse UBS, crédités au total de plus d’un million d’euros, qu’il détenait depuis 1973.

Ce député des Alpes-Maritimes s’était défendu en affirmant qu’il s’agissait " de salaires parfaitement déclarés au fisc et versés en 1976 sur ce compte " qui fonctionnait " en vase clos jusqu’au rapatriement volontaire des sommes en 2013 ".

L’ancien maire de Cannes est également poursuivi pour " blanchiment de fraude fiscale " entre 1996 et 2014, lié à ces mêmes comptes suisses et aux intérêts qu’ils généraient.

Magazine " Marianne "